: San Francisco, États Unis

- Le renouveau du « step test » comme test d’effort en cabinet

- Un risque de pneumonie augmenté dès le stade GOLD 2

- Plus de 90 % des exacerbations toujours traitées par antibiothérapie

 
 
    Un entretien avec le Dr Grégory NINOT
  Un entretien avec Dr Thierry Troosters

De l'importance
de la post-réhabilitation

Un entretien avec le Dr Grégory NINOT
Université de Montpellier
Laboratoire de psychologie de la Santé

Un grand nombre de communications présentées à cet ATS 2007 ont été consacrées à la réhabilitation et à l’importance de la post-réhabilitation. Que peut-on en retenir ?
En pratique, le fait d'avoir une maladie chronique comme la BCPO impose une prise en charge multidisciplinaire compte tenu de la complexité de cette pathologie. Plusieurs sessions et ateliers se sont effectivement intéressés à ce problème et montrent que les grands principes d'éducation de la santé doivent être mis en œuvre afin de permettre une meilleure qualité de vie, une diminution de l'anxiété liée à la méconnaissance de la maladie ainsi qu'une prise en charge de la dépression chez certains patients, la résultante en étant un probable effet sur le coût de la santé et la réduction de la morbi-mortalité. C 'est une dimension importante qui doit être aujourd'hui prise en compte par les pneumologues. Dans ce cadre, non seulement les programmes de réhabilitation mais aussi les programmes de post-réhabilitation sont indispensables afin d'accompagner l'apprentissage de ces connaissances liées à la maladie et à ses traitements. L'éducation à la santé apparaît donc comme un élément incontournable qui va permettre aux patients de vivre mieux avec leur maladie : « faire face » ou autrement dit « vivre mieux avec ». En post-réhabilitation, c'est aux réseaux que l'organisation de ces séances de rappel va incomber. Dans notre expérience, le réseau AIR + R, qui fonctionne en Languedoc-Roussillon, organise, parallèlement aux autres activités, une séance mensuelle d'éducation, faite par un professionnel de la santé, qui permet d'affiner les connaissances sur la maladie et ses traitements mais aussi d'optimiser les comportements favorables à la santé. À ce sujet, le fait d'avoir la connaissance ne suffit pas à changer les comportements et s'accompagne donc de mesures « incitatives » : activité physique, kinésithérapie respiratoire et groupes de parole avec soutien psycho-social (« Je ne suis plus seul face à la maladie »). Cette dynamique d'entretien collective vise également à renforcer l'estime de soi.

Vous avez présenté aujourd’hui une étude (Abstract 809) sur l’intérêt des programmes de post-réadaptation. Quels en sont les résultats ?
Effectivement, notre étude est une étude contrôlée comparant deux groupes de patients : réhabilitation puis sortie vers le domicile sans accompagnement particulier (n = 16) ou réhabilitation puis intégration dans un réseau (n = 11). Les résultats à un an montrent que la tolérance à l'effort et la qualité de vie sont significativement améliorées par rapport au bras contrôle. De plus, pour les 11 patients ayant intégré un réseau, il n'y a eu aucune réhospitalisation pour raison respiratoire sur l'ensemble de la période de suivi (12 mois).

>> Un entretien avec Dr Thierry Troosters

  Ceci est un compte-rendu de congres dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d’autorisation de mise sur le marché de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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